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Interview de Sébastien Beyou – Fondateur de Wiki Valley SAS

01/09/20

Bonjour Sébastien, pouvez-vous nous présenter votre activité ?

Bonjour, j’ai 34 ans et travaille dans le secteur informatique, aujourd’hui principalement en tant que consultant sur le logiciel MediaWiki, celui-ci permettant le travail collaboratif sur le même modèle que Wikipédia.

 

Comment en êtes-vous arrivé à l’indépendance ? Y a-t-il eu un élément déclencheur ?

Après avoir soutenu ma thèse de mathématiques appliquées, j’ai voulu tester l’aventure de l’indépendance et travailler dans ce qui avait été jusque là un hobby, c’est-à-dire les logiciels libres et le logiciel MediaWiki, lui-même également libre. Les logiciels libres sont ceux dont on peut étudier et modifier le code soit-même, bien sûr lorsqu’on a les compétences techniques : cela offre la garantie à l’utilisateur qu’il peut savoir exactement ce que fait le logiciel, et même corriger les bugs ou changer le comportement du logiciel.

Je trouve que c’est une garantie importante de sécurité et de pérennité d’une part pour les utilisateurs mais plus largement pour les entreprises qui utilisent ces logiciels. Développer ce type de logiciel était alors une niche, ça l’est toujours mais ça se développe de plus en plus, et c’est pour moi un sorte de challenge sur le long terme que d’y contribuer.

J’ai passé environ un an chez Talorig à faire du conseil et des formations sur différents logiciels libres que je connaissais : MediaWiki, CiviCRM, WordPress, ainsi que du travail de développement et d’audit informatique. D’une certaine façon, j’ai testé mon marché et ma propre motivation à continuer dans cette voie. Un exemple : j’ai réalisé l’intranet de gestion administrative de Talorig lui-même, qui permet aux professionnels de déclarer leurs missions afin de se passer des formulaires papier qui existaient auparavant, ceci sous la maîtrise d’ouvrage de Georges Delaunay, alors directeur général de Talorig.

 

Quelles activités proposez-vous aujourd’hui aux entreprises ?

Aujourd’hui, j’ai créé ma société, Wiki Valley SAS, avec un associé. Nous sommes focalisés sur le conseil sur le logiciel MediaWiki, c’est donc très spécialisé. MediaWiki permet le travail collaboratif, souvent en interne des entreprises pour gérer des bases de connaissances internes, mais également des bases de connaissances ouvertes. Les connaissances en question sont généralement des documents, mais ça peut également s’ouvrir sur le monde du Web sémantique permettant de structurer les connaissances et les relations entre elles.

Comme la plupart des entreprises du logiciel libre, nous proposons du conseil sur l’installation et le paramétrage avancé, de la maintenance technique et de la formation, ainsi que des wikis pré-installés directement utilisables (en mode Saas).

 

Vous avez opté pour le portage salarial avant de créer votre propre structure juridique, quelles en ont été les raisons ?

Après l’année passée chez Talorig où j’ai découvert le statut d’indépendant, j’ai rencontré Nicolas qui faisait également du conseil sur MediaWiki en tant qu’auto-entrepreneur. Après une mission commune chez un client et des échanges de conseils – je suis plus versé dans la technique et Nicolas est plus dans l’expérience utilisateur, nous avons créé Wiki Valley pour profiter pleinement de nos compétences complémentaires et avoir une image commune.

L’aspect que je regrette le plus par rapport à mon statut de professionnel chez Talorig concerne la gestion administrative, puisque Talorig apporte la tranquillité d’esprit puisque c’est (très bien  !) pris en charge : en société il faut gérer soit-même tout cela et se tenir au courant des évolutions règlementaires, éventuellement avec l’aide d’un cabinet comptable. Exemple de question que je me suis posée récemment : pour un client britannique, doit-on lui facturer la TVA et surtout quel est son statut vis-à-vis des déclarations fiscales et douanières en ces temps de Brexit ?

 

Sans votre expérience en portage salarial, auriez-vous créé votre propre structure ?

Ah, question compliquée qu’est la réécriture de l’histoire. En tous cas, le lancement en tant qu’indépendant aurait été beaucoup plus compliqué. Une des choses que qui me rassurait en plus de l’accompagnement par Talorig était de cotiser pour l’assurance chômage, en cas de problème si ce que je proposais n’avait vraiment pas fonctionné.

 

Un dernier mot pour encourager ceux et celles qui souhaitent tester ce dispositif ?

Si on souhaite lancer son activité en tant qu’indépendant, le portage salarial est une bonne option :

  • on conserve le statut bien connu de salarié tout en bénéficiant de l’autonomie,
  • on n’est pas tout seul comme les auto-entrepreneurs – et par exemple chez Talorig il y a des ateliers sur les aspects commerciaux,
  • on est largement assisté sur les aspects administratifs et on n’a pas à gérer la trésorerie et le recouvrement des factures,
  • et dans le cas de Talorig on bénéfie de l’aspect réseau.

Et bien que j’ai moi-même fait le choix de créer une société après un temps chez Talorig, rien n’empêche de conserver ce statut de façon pérenne.

 

Pourquoi avez-vous choisi Talorig ?

L’ancrage local en Bretagne sans hésiter ! Par exemple, lors d’une rencontre annuelle de Talorig réunissant une grande partie des professionnels, nous avions visité un élevage ostréicole et dégusté des huîtres en baie de Saint-Brieuc, mais il ne faut pas choisir son entreprise de portage salarial seulement par gourmandise, ça ne serait pas raisonnable !

 

Pour mieux connaitre Sébastien et les services qu’il propose :

Site Bleu

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